Solution locale et globale pour planète durable
Comme pour de nombreuses foires, festivals ou manifestations privées, ECOLETTE, entreprise de
fabrication, location, vente de toilettes sèches, assurera la gestion des déjections des journées de la Biodiversité et de l'écoconstruction de Mirepoix, les 13 et 14 juin.
Exemple d'installation de toilettes sèches lors d'un festival. Installation réalisée par Ecolette.
Ecolette est une entreprise de militants qui prônent la « toilette sèche » ou « toilette à compost », c'est-à-dire toilette sans eau comme « solution locale et globale
pour une planète durable », étant donnés :
l'insatisfaction concernant le traitement des eaux usées et vannes des solutions industrielles (tout à l'égout, stations d'épuration) qui correspondent aux normes
actuelles élaborées par les industriels.
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L'économie d'eau : la consommation actuelle est de 11 m3 d'eau par habitant et par an en France.
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Le nécessaire respect du cycle au cours duquel le « déchet » devient une 'ressource » (déjections compostées => humus => terre => plantes
=> nourriture => déjections)
Le système « toilette à eau / station d'épuration a appauvri les sols auxquels étaient pas rendu ce qui leur était pris. Cycle rompu, donc compensation par
engrais synthétiques industriels, tirés du pétrole, et issus de l'industrie chimique après la reconversion de leur activité suite à la seconde guerre mondiale.
Avec nos déjections compostées de façon à respecter les exigences sanitaires, les toilettes sèches font donc partie des éléments qui peuvent « reconstruire la
biomasse » et réparer le cycle cassé.
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Le fait que l'azote de nos déjections nous rendrait indépendant des engrais industriels pour la production de céréales et légumes.
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Le fait que surtout, cela ramènerait à l'agriculture le phosphore de nos déjections qui va à la mer via les stations d'épuration. Or on ne connait pas de
techniques pour l'extraire de la mer.
Comme contrairement à l'azote, il n'est pas synthétisable et qu'il ne reste que deux mines de phosphore importantes au monde (en Chine et en Afrique du Nord), une
pénurie est en vue dans 30 ans.
30 ans étant vite passés, et à l'heure de l'épuisement des ressources de phosphore et de pétrole, il est nécessaire de mettre en place des aujourd'hui de
alternatives.
Texte rédigé par les Echos Logiques
Pour obtenir des informations sur Ecolette
Téléphone : 0468740216
Courriel : contact@ecolette.org
Site internet : www.ecolette.net
Et pour continuer sur le sujet, un autre article
Assainissement écologique : un nouveau paradigme
Une file indienne d’individus, avec chacun en bouche un tuyau provenant du derrière de celui qui le précède : tel est le spectacle étonnant qui s’offre à qui
observe avec un peu de recul notre système de gestion de l’eau, 80 % d’entre nous rejetant leurs eaux usées dans les rivières où un tiers des mêmes puisent pour boire. Les stations d’épuration
retiennent le plus gros de la matière organique, mais laissent filer à peu près tout ce qui est soluble : l’azote (provenant de l’urine), le phosphore (excréments et poudres à laver), les
détergents, les bactéries fécales et autres virus. Comme la rivière sert aussi d’égout aux rejets industriels, agricoles et de voiries urbaines, il s’y rajoute des métaux lourds et composés
organiques toxiques.
La station de potabilisation fait de son mieux, mais avec une ressource sabotée de la sorte, les traitements systématiques ne garantissent pas la suppression des
risques et représentent même à terme une menace supplémentaire (par le chlore notamment) pour le buveur.
Aujourd'hui, en France, un appareil de normes technocratiques contraint le particulier à opter pour des systèmes qui sont la cause même des problèmes.
S’il est desservi par un réseau d’égout, il est tenu de s’y raccorder. S’il n’est pas desservi, il doit installer une toilette à eau suivi soit d'un système
classique (fosse béton ou plastique, réseau d’épandage souterrain), soit d'un système moderne (micro centrale compact). Ces modes d'épuration coûtent cher en installation et maintenance
spécialisée et sont d'une efficacité souvent discutable.
Pendant ce temps la terre s’épuise, les plantes sont nourries au phosphore et à la potasse extraits des mines, à l'azote fabriqué dans les usines à partir de
pétrole, et pour acheminer ces engrais des millions de kilomètres sont parcourus.
Pendant ce temps, des milliards de dollars, euros, yens, livres ...circulent de poches en banques et de banques en poches, et l'insécurité alimentaire augmente au
même rythme que la mise en place de nouvelles normes et moyens coercitifs pour les imposer.
Ce système est une absurdité écologique, sanitaire, économique et sociale !
Le développement exponentiel des initiatives partout dans le monde, sous tous les climats et dans tous les milieux économiques et culturels ne laisse pourtant plus
de place au doute : une autre toilette est possible. Un peu partout sur Terre des peuples ont trouvé des solutions simples, non technologiques, parfaitement respectueuses de l’eau, et aussi
efficaces pour la maîtrise du risque sanitaire que pour la valorisation du potentiel fertilisant. Ces solutions sont aujourd’hui reprises, modernisées et adaptées à tous les contextes par
certaines agences de développement de pays du Nord et par quelques gouvernements des pays du Sud.
Un regard critique sur l'usage que nous faisons de l'eau rend criante cette évidence : il faut éviter de contaminer l’eau en amont. Au niveau de nos rejets
domestiques, l'implantation de toilettes sèches avec le retour, après un temps d'hygiénisation, de nos déchets métaboliques dans leur cycle naturel, contribue à la fertilité de la terre; il nous
reste les eaux grises (eaux de cuisine et de salle de bain), elles peuvent suivre des traitements très simple, bon marché et efficace et être réutilisées sans inconvénient en arrosage. Mais
aujourd'hui, l’adoption de ce paradigme impose de ne plus nous soumettre aux normes des multinationales et de la bureaucratie, et de fonder une nouvelle politique de l’assainissement, basée sur
un processus de réappropriation des techniques, de responsabilisation collective et de recherche d'autonomie.
Article édité par l'Association
Terr'Eau : actions pour la préservation de la qualité de l’eau,
de la fertilité de la terre, des ressources et des milieux
naturels http://www.toiletteacompost.org
L'association Terre Eau, représentée par Pierre BESSE et Didier BOURRUT? tiendra une conférence le samedi 13 juin à 16h30 sur ce thème
Texte intégré par l'association Echos Logiques