Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 09:21

La Fête de la biodiversité se tient à Mirepoix les 13 et 14 juin 2009 pendant les journées de la biodiversité et de l'éco-construction.

Présentation du projet global de cette fête/foire de la biodiversité:

L'écoconstruction de ceuillette , l'agriculture bio et paysanne ,ainsi que les métiers artisanaux ont beaucoup de points en commun  en terme  de pression industrielle et réglementaire , de complémentarité et surtout de rapport au monde . L'objectif est de mettre en avant, lors de cette fête de la biodiversité, des initiatives permettant à  chacun de retrouver une certaine autonomie, que celle-ci concerne le choix des produits, (qualité, environnement , éthique ), ou la réappropriation des savoirs oubliés ou confisqués : comment faire ses semences, ses plants, des greffes , etc.., comment construire des bâtiments avec des ressources locales et renouvelables.
Notre objectif, par cet événement, n'est pas d'opposer un système à un autre mais de proposer aux citoyens des alternatives  viables afin qu'ils aient le choix.
Cependant,  les crises alimentaires et financières nous démontrent l'intérêt pour  chacun de retrouver une certaine autonomie, que l'on soit du SUD, ou du NORD.
Un autre objectif de cet événement est de relier les producteurs bio/Nature et Progrès/Demeter entre eux afin d'organiser une production collective en vue d'alimenter les cantines scolaires (décision Grenelle).
Par cet évènement nous ciblons le grand public, avec :
-des spectacles pour enfants et adultes sur le thème de la biodiversité,
- des forums de discussions avec des acteurs associatifs, de la recherche publique, des élus
-de nombreux stands de producteurs divers et des stands a vocation pédagogique et culturelle
-des démonstrations de fabrication de pâtes/pain, de tissage, feutre et peintures naturelles, forge, d'éco-construction : terre crue, terre//paille etc...
-des concerts de musiques du monde trés variées, -des repas bio conviviaux

De notre façon de vivre  au Nord dépend aussi la survie du Sud

Les échos-logiques

Par CCPM
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 09:21

Solution locale et globale pour planète durable
Comme pour de nombreuses foires, festivals ou manifestations privées, ECOLETTE, entreprise de fabrication, location, vente de toilettes sèches, assurera la gestion des déjections des journées de la Biodiversité et de l'écoconstruction de Mirepoix, les 13 et 14 juin.


 

Exemple d'installation de toilettes sèches lors d'un festival. Installation réalisée par Ecolette.

Ecolette est une entreprise de militants qui prônent la « toilette sèche » ou « toilette à compost », c'est-à-dire toilette sans eau comme « solution locale et globale pour une planète durable », étant donnés :

l'insatisfaction concernant le traitement des eaux usées et vannes des solutions industrielles (tout à l'égout, stations d'épuration) qui correspondent aux normes actuelles élaborées par les industriels.

  • L'économie d'eau : la consommation actuelle est de 11 m3 d'eau par habitant et par an en France.
  • Le nécessaire respect du cycle au cours duquel le « déchet » devient une 'ressource » (déjections compostées => humus => terre => plantes => nourriture => déjections)

 

Le système « toilette à eau / station d'épuration a appauvri les sols auxquels étaient pas rendu ce qui leur était pris. Cycle rompu, donc compensation par engrais synthétiques industriels, tirés du pétrole, et issus de l'industrie chimique après la reconversion de leur activité suite à la seconde guerre mondiale.  

Avec nos déjections compostées de façon à respecter les exigences sanitaires, les toilettes sèches font donc partie des éléments qui peuvent « reconstruire la biomasse » et réparer le cycle cassé.

 

  • Le fait que l'azote de nos déjections nous rendrait indépendant des engrais industriels pour la production de céréales et légumes.
  • Le fait que surtout, cela ramènerait à l'agriculture le phosphore de nos déjections qui va à la mer via les stations d'épuration. Or on ne connait pas de techniques pour l'extraire de la mer.

 

Comme contrairement à l'azote, il n'est pas synthétisable et qu'il ne reste que deux mines de phosphore importantes au monde (en Chine et en Afrique du Nord), une pénurie est en vue dans 30 ans.

30 ans étant vite passés, et à l'heure de l'épuisement des ressources de phosphore et de pétrole, il est nécessaire de mettre en place des aujourd'hui de alternatives.

 

Texte rédigé par les Echos Logiques


Pour obtenir des informations sur Ecolette

Téléphone : 0468740216

Courriel : contact@ecolette.org

Site internet : www.ecolette.net


Et pour continuer sur le sujet, un autre article


Assainissement écologique : un nouveau paradigme

 

Une file indienne d’individus, avec chacun en bouche un tuyau provenant du derrière de celui qui le précède : tel est le spectacle étonnant qui s’offre à qui observe avec un peu de recul notre système de gestion de l’eau, 80 % d’entre nous rejetant leurs eaux usées dans les rivières où un tiers des mêmes puisent pour boire. Les stations d’épuration retiennent le plus gros de la matière organique, mais laissent filer à peu près tout ce qui est soluble : l’azote (provenant de l’urine), le phosphore (excréments et poudres à laver), les détergents, les bactéries fécales et autres virus. Comme la rivière sert aussi d’égout aux rejets industriels, agricoles et de voiries urbaines, il s’y rajoute des métaux lourds et composés organiques toxiques.

La station de potabilisation fait de son mieux, mais avec une ressource sabotée de la sorte, les traitements systématiques ne garantissent pas la suppression des risques et représentent même à terme une menace supplémentaire (par le chlore notamment) pour le buveur.


Aujourd'hui, en France, un appareil de normes technocratiques contraint le particulier à opter pour des systèmes qui sont la cause même des problèmes.

S’il est desservi par un réseau d’égout, il est tenu de s’y raccorder. S’il n’est pas desservi, il doit installer une toilette à eau suivi soit d'un système classique (fosse béton ou plastique, réseau d’épandage souterrain), soit d'un système moderne (micro centrale compact). Ces modes d'épuration coûtent cher en installation et maintenance spécialisée et sont d'une efficacité souvent discutable.


Pendant ce temps la terre s’épuise, les plantes sont nourries au phosphore et à la potasse extraits des mines, à l'azote fabriqué dans les usines à partir de pétrole, et pour acheminer ces engrais des millions de kilomètres sont parcourus.

Pendant ce temps, des milliards de dollars, euros, yens, livres ...circulent de poches en banques et de banques en poches, et l'insécurité alimentaire augmente au même rythme que la mise en place de nouvelles normes et moyens coercitifs pour les imposer.


Ce système est une absurdité écologique, sanitaire, économique et sociale !


Le développement exponentiel des initiatives partout dans le monde, sous tous les climats et dans tous les milieux économiques et culturels ne laisse pourtant plus de place au doute : une autre toilette est possible. Un peu partout sur Terre des peuples ont trouvé des solutions simples, non technologiques, parfaitement respectueuses de l’eau, et aussi efficaces pour la maîtrise du risque sanitaire que pour la valorisation du potentiel fertilisant. Ces solutions sont aujourd’hui reprises, modernisées et adaptées à tous les contextes par certaines agences de développement de pays du Nord et par quelques gouvernements des pays du Sud.


Un regard critique sur l'usage que nous faisons de l'eau rend criante cette évidence : il faut éviter de contaminer l’eau en amont. Au niveau de nos rejets domestiques, l'implantation de toilettes sèches avec le retour, après un temps d'hygiénisation, de nos déchets métaboliques dans leur cycle naturel, contribue à la fertilité de la terre; il nous reste les eaux grises (eaux de cuisine et de salle de bain), elles peuvent suivre des traitements très simple, bon marché et efficace et être réutilisées sans inconvénient en arrosage. Mais aujourd'hui, l’adoption de ce paradigme impose de ne plus nous soumettre aux normes des multinationales et de la bureaucratie, et de fonder une nouvelle politique de l’assainissement, basée sur un processus de réappropriation des techniques, de responsabilisation collective et de recherche d'autonomie.
 

Article édité par l'Association Terr'Eau : actions pour la préservation de la qualité de l’eau,
de la fertilité de la terre,
des ressources et des milieux naturels http://www.toiletteacompost.org

L'association Terre Eau, représentée par Pierre BESSE et Didier BOURRUT? tiendra une conférence le samedi 13 juin à 16h30 sur ce thème

Texte intégré par l'association Echos Logiques

Par CCPM
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 09:21

Agriculture conventionnelle, traditionnelle, chimique, industrielle, raisonnée, fermière, biologique, agroécologique,... comment peut s’y retrouver le citadin?


En effet, difficile de s'y retrouver face à toutes ces appellations dans une configuration commerciale mondialisée où beaucoup de produits cherchent à se démarquer en parlant de qualité probable.

Précisons en passant que ces problèmes de marketing ne touchent pas ou peu les pays du SUD qui pour beaucoup sont déjà heureux de pouvoir se nourrir!

L’écologie, en matière d'agriculture, n'est pas nouvelle. Après 1OOOO ans d'existence elle a été remplacée par l'agriculture chimique au cours du 20è siècle .Agriculture chimique que l'on nomme aujourd’hui traditionnelle ou conventionnelle et qui n'a que 50 ans de pratique, ce qui historiquement ne pèse pas lourd, et pourtant l'on en connait les conséquences environnementales et sanitaires sur la vie en général, celle de l'humain comprise ,bien entendu.

Les conséquences désastreuses de l'agriculture industrielle sont connues et reconnues par tous les chercheurs indépendants .Cependant, on la renomme sans cesse afin quelle puisse continuer à perdurer car elle rapporte gros au commerce international du CAC 40 ...commerce ou spéculation?

Pour sauver l'industrie automobile et les banques, nos Etats font tourner la machine à billets : pour sauver l'agriculture chimique, on la renomme raisonnée ou fermière. Mais est-ce durable?

Des alternatives existent, elles passent par un retour aux sources en incorporant des techniques actuelles et ici on va parler d'agriculture biologique et écologique. La dichotomie opérée par « ce sublime petit mot et » n'est pas anodine. En effet, les agricultures biologiques et écologiques sont dans leurs essences bien différentes, du moins en zones de plaines céréalières.

L'agriculture biologique représente 3% de la production nationale. Elle est en France très en retard sur beaucoup de nos voisins européens, mais suite au Grenelle elle devient peu à peu une alternative possible. Cependant les moyens pour la développer sont minimes, et quand ces moyens existent ils privilégient d'abord une culture bio industrielle. On obtient donc une empreinte écologique désastreuse: utilisation massive d'intrants issus de l'industrie comme les farines animales, insecticides , mêmes intermédiaires, et surtout ,ces produits bio industriels sont destinés au marché globalisé qui ne connait pas les frontières, juste le plus offrant.

On peut donc dire que l'agriculture biologique industrielle telle qu’elle se dessine n'est que du « moins pire » en rapport à l'agriculture chimique dominante.

La solution, pour un petit paysan anodin paraît pourtant très simple: sauvegarder les petites fermes existantes et permettre l'accès à la terre de tous ceux, nombreux et motivés qui ne demandent qu'a produire en bio pour un marché local et non pour des subventions européennes qui favorisent la seule agriculture industrielle.

Subventions agricoles dont les principaux effets pervers sont la pollution de nos environnements mais aussi comme le décrit la FAO (organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture),ces subventions concurrencent directement l'agriculture vivrière des pays les plus fébriles, en d'autres termes les affament , souvenez vous les manifestations de la faim (Égypte, Sénégal...) de l'automne dernier. Manifestations médiatiquement étouffée par la crise financière des pays les plus riches.


Jean-Jacques Mathieu, paysan, association semences poétiques et coordinateur des échos-logiques

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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 09:21

"Qu'est ce que construire écologique ?

D'un point de vue technique, la construction écologique privilégie l'utilisation de matériaux frustes proches de leur état naturel. Ils sont issus prioritairement de matières premières renouvelables et locales, afin de ne pas générer de transports inutiles.Ces matériaux sont de préférence crus (terre crue, bois massif, fibres végétales brutes ) ce qui permet d'économiser l'énergie de cuisson (voir bilan carbone de la construction) , et surtout de profiter de leurs qualités respirantes qui offrent un confort thermique et hygrothermique largement reconnu.

Du point de vue social, construire écologique c'est avoir la volonté de favoriser le savoir-faire (l'artisan, le compagnon...)plutôt que le processus industriel (la chaîne) .C'est cesser de découper le travail en tranches industrielles pour redonner la maîtrise de leur métier aux hommes et aux femmes. C'est donc une formidable opportunité de favoriser l'emploi local, d'offrir un travail valorisant, qualifié et correctement rémunéré dans la construction. Ceci passe bien sûr par le refus de la privatisation (copyright) des matériaux et des procédés en lui opposant une culture de partage de la connaissance.

Construire écologique c'est aussi transmettre un patrimoine "propre" aux générations futures. C'est produire peu de déchets biodégradables ou recyclables.

C'est aussi une recherche de pérénité et de robustesse des solutions constructives. En ce sens, une conception écologique se doit de minimiser et faciliter la maintenance et l'entretien. Le recours à des matériaux frustes, l'absence de structures complexes fabriquées industriellement est à la fois une garantie de fiabilité et d'indépendance vis à vis des fournisseurs ou des évolutions de gammes de produits souvent guidées par le marqueting plutôt que par un véritable service au client.

La construction écologique n'est pas moins chére que la construction conventionnelle car la mise en oeuvre de matériaux peu transformés necessite plus de main d'oeuvre et une  main d'oeuvre plus qualifiée. Les revenus générés par l'éco-construction glissent donc de l'industrie de masse vers l'artisan, le paysan."

Luc Floissac, chercheur à l'école d'architecture de Toulouse, et membre d'ARESO

Texte intégré par l'association Echos logiques
  


Les journées de la biodiversité et de l'éconconstruction offrent de la suite dans les idées

 Article publié par le site : www.ariegenews.com - le 22/05/09

Il y a un an, Sébastien et Mélanie visitaient des maisons écoconstruites dans le cadre des journées du même nom à Mirepoix. Ils souhaitent aujourd'hui construire « u
n habitat sain, confortable et sobre en énergie » et « mener [eux] même un projet de vie et d’habitat comme [ils] organiseraient un voyage au long court ». Les exemples d'éconstructions observées et analysés depuis un an les ont convaincus de s'orienter dans cette direction. La recherche de cohérence face au gaspillage énergétique ou au mal logement vont également dans ce sens.

Depuis, ils ont multipliées les démarches afin de pouvoir mener leur projet à bien. Désormais adhérents à l'association Ecorce (le Réseau d'Auto-Eco-Constructeurs Ariège Aude), ils ont pu participer à plusieurs formations portant sur la construction en paille, les enduits en terre crue ou la fabrication de briques de terre crue (adobes) et au préalable, une formation transversale : « construire et habiter autrement »


Mélanie et Sébastien lors d'une visite de site à Bellegarde du Razes

 

Enfin, après avoir déposé une option sur un terrain situé sur la commune de Roumengoux, située sur la Communauté de Communes de Mirepoix, ils ont pris contact avec un architecte, un charpentier, un géobiologue et un bioélectricien afin d'optimiser leur projet. Ce travail leur permet aujourd'hui de réaliser eux-même leur plan, de sélectionner les matériaux, de positionner la construction de façon à profiter au maximum de l'apport solaire et de calculer le coût total du projet au plus juste. Le choix final se porte donc sur une maison à ossature bois et murs en paille. La maison sera équipée avec un chauffe-eau solaire et un poêle à bois pour l'apport en énergie. Quant à la gestion des eaux, ils incluent une récupération d'eau de pluie et un assainissement individuel par filtres plantés de roseaux.

Le moins que l'on puisse dire est que le projet avance « même s'il est plus compliqué à mettre en œuvre que pour une maison réalisée via un constructeur, les banques étant moins ouvertes à les traiter ». Sébastien envisage de prendre un congés sans solde de 6 mois, afin de pouvoir réaliser une partie du projet en « autoconstruction », bien que sa réussite tienne aussi et en grande partie dans le choix des artisans ou associés. L'objectif est de pouvoir habiter la maison fin 2010.

Afin d'inciter à l'émergence d'autres projets de ce type, cette année encore, des visites sont programmées et organisées par l'association Ecorce, dans le cadre des journées de la Biodiversité et de l'Ecoconstruction, du 4 au 9 juin. Afin de pouvoir y prendre part et obtenir de plus amples informations, il est nécessaire de s'inscrire auprès de Corinne, après 17h, au 05-61-69-52-60.

Le samedi 13 juin, des professionnels et des associations seront présents sous la halle de Mirepoix afin de présenter leurs connaissances et savoir-faire en matière d'écoconstruction. L'événement est organisé conjointement par les associations Ecorce et Échos-Logiques, la Chambre des Métiers et de l'Artisanat et la Communauté de Communes du Pays de Mirepoix. Dans le même temps le collectif propose de multiples animations, conférences et concerts durant le samedi 13 et le dimanche 14 juin à Mirepoix et de nombreux stands seront présents.

Par CCPM
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 09:20

Dans l'Aude, à Castelnaudary, j'ai entamé dès le 9 Septembre 2008 une expérience : celle de me nourrir exclusivement, durant une année, de produits ayant poussé à moins de 150 km de chez moi et en faisant mon possible pour consommer le maximum dans un rayon de 15 km...
Nous vivons avec une épée de Damoclès : celle de la raréfaction et de l'augmentation du prix du pétrole. Notre nourriture dépend de lui pour sa production comme pour son acheminement. Dans ce contexte, que se passe-t-il si l'on enlève à nos sociétés cet élément déterminant ?
Engagé, je cherche un moyen de sensibilisation autour des questions de souveraineté alimentaire, de préservation de la terre nourricière et de  son accès.
Entendant parler d'une expérience de deux journalistes canadiens qui, il y  a quelques années, s'étaient nourris avec des produits exclusivement locaux, je me suis dit que ce pourrait être un outil pédagogique intéressant. Tout en affichant très clairement dès le début que je m'accorderai des dérogations pour ne pas me couper de la société car ce n'est justement pas le but, je me  lance ce défi. C'est la mise en scène de ma propre expérience de mangeur local, de « locavore », qui me servira d'outil pour sensibiliser à la fois l'opinion publique, les élus et les médias. Pour moi, la production locale pour une consommation locale, n'est pas un repli sur soi mais une question d'ordre public.
Je prône d'ailleurs un nécessaire « service minimum alimentaire ». Loin  d'une démarche de repli sur soi, il s'agit de faire bouger les mentalités et les élus, vers une société de l'après-pétrole et une concurrence, en dépit de la Loi SRU, sur la destination des terres.>
Voilà quatre ans, soucieux de la pérennité des exploitations locales et d'un approvisionnement régulier en légumes de qualité à destination des consommateurs du Lauragais, j'ai fondé la première Association Pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne (AMAP) du département de l'Aude, permettant de conforter une ferme et satisfaire des consommateurs friands de bons légumes de saison.
Puis, au printemps dernier, avec quelques mangeurs, nous avons organisé la liste d'attente et fait contractualiser avec un autre paysan une vingtaine de personnes que ne pouvait absorber notre maraîcher mais ce fût après une « chasse à maraîcher » qui a duré deux ans...: même avec la demande organisée et apportée « sur un plateau, ce fût la croix et la bannière pour en trouver un.>
Cette situation, quelque peu surprenante au premier abord, qui met en évidence une curieuse concurrence entre consommateurs et non entre producteurs, m'a incité à réfléchir à un scénario catastrophe: combien de temps tiendrions-nous avec ce que les paysans produisent autour de chez nous s'il y avait une guerre, une grève des camionneurs, un renchérissement plus prononcé du pétrole, un «détournement » de la nourriture au profit de pays qui auraient dès lors plus d'argent que nous car l'alimentation est « jouée » sur les marchés internationaux.
Actuellement, Castelnaudary détient le record de France en densité d'AMAP légumes. "Aujourd'hui, on a du mal à trouver des maraîchers tant la demande est grande », commente Stéphane Linou sur le ton d'un « Je vous l'avais bien dit ». Et les adeptes du bien manger ne comptent pas en rester là puisque dans la même logique, on a lancé une AMAP pain, une « vin », une autre « fromage » vont bientôt voir le jour et des commandes groupées existent déjà pour viande, lentilles."

SLinous

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